Combien de séries par muscle faut-il vraiment pour progresser en musculation ?

15/01/2026 4 min volume d’entraînement musculation débutant prise de muscle

Nombre de séries par groupe musculaire : combien en faire pour continuer à progresser ?

En musculation, une question revient souvent :
👉 combien de séries faut-il faire par groupe musculaire pour prendre du muscle ?

La réponse est simple… et complexe à la fois :
👉 ça dépend.

Avec le temps, le nombre de séries hebdomadaires peut devenir un levier important, surtout quand on progresse.
Mais il ne faut pas en faire le facteur numéro un, ni tomber dans une logique purement mathématique.

Le volume compte.
Mais la charge, les répétitions, l’exécution et l’intensité comptent tout autant.


Le nombre de séries : un levier qui devient important avec le niveau

Quand on débute, on progresse avec peu.
Quand on avance, il faut souvent en faire un peu plus pour continuer à stimuler l’hypertrophie.

Pourquoi ?

Parce que :

  • le corps s’adapte
  • le muscle devient plus résistant au stimulus
  • une même séance produit moins de stress qu’auparavant

👉 Augmenter progressivement le nombre de séries effectives est donc une stratégie logique…
mais uniquement si le reste est déjà maîtrisé.


Les séries ne font pas tout (loin de là)

Avant d’ajouter toujours plus de séries, il faut se poser une vraie question :

👉 Est-ce que mes séries sont réellement efficaces ?

Car un pratiquant peut progresser :

  • avec moins de séries, mais mieux exécutées
  • ou stagner avec beaucoup de séries, mal contrôlées

D’autres leviers existent :

  • les charges utilisées
  • le nombre de répétitions par série
  • la proximité de l’échec
  • la technique d’exécution
  • les méthodes d’intensification (rest-pause, drop sets, tempo, pauses, etc.)

👉 Le volume est un outil.
👉 Pas une baguette magique.


Séries effectives : de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand on parle de séries hebdomadaires, on parle de séries effectives :

  • des séries réalisées avec une charge suffisante
  • exécutées avec une bonne technique
  • et proches de l’échec musculaire (sans forcément y aller à chaque fois)

❌ Les séries “pour transpirer” ou faites à moitié ne comptent pas vraiment.


Repères de volume (à nuancer selon le contexte)

Les chiffres qui suivent sont des repères, pas des obligations.

Gros groupes musculaires

(pectoraux, dos, quadriceps, fessiers)

En règle générale, on observe que :

  • 8 à 16 séries effectives par semaine suffisent dans la majorité des cas
  • le bas de la fourchette convient bien aux débutants et intermédiaires
  • le haut devient utile chez les pratiquants plus avancés ou avec un objectif hypertrophie marqué

👉 Plus le niveau monte, plus la tolérance au volume augmente, à condition que la récupération suive.


Groupes musculaires secondaires ou plus petits

Certains muscles nécessitent moins de volume direct :

  • ischio-jambiers
  • adducteurs
  • mollets

👉 4 à 6 séries effectives par semaine peuvent largement suffire, surtout s’ils travaillent déjà indirectement dans les mouvements polyarticulaires.


Les bras et les épaules : cas intermédiaire

Les biceps, triceps et épaules se situent souvent entre les deux :

  • ils récupèrent généralement assez bien
  • mais sont déjà sollicités dans beaucoup d’exercices de base

👉 On peut viser un peu plus que les petits groupes, sans forcément atteindre le volume des gros muscles.

Encore une fois : le contexte prime.


Pourquoi augmenter les séries n’est pas toujours la solution

Quand la progression ralentit, beaucoup font la même erreur :
👉 ajouter encore des séries

Or, parfois, il vaut mieux :

  • améliorer la qualité d’exécution
  • mieux contrôler la phase excentrique
  • se rapprocher davantage de l’échec
  • ou ajuster les plages de répétitions

👉 Plus de séries mal exploitées fatiguent,
👉 moins de séries bien faites construisent.


Comment savoir si ton volume est adapté ?

Ton volume est probablement cohérent si :

✔️ tu progresses en charges ou en répétitions
✔️ tu récupères d’une séance à l’autre
✔️ tu n’as pas de douleurs chroniques
✔️ ta motivation reste stable

À l’inverse :

❌ stagnation prolongée
❌ fatigue persistante
❌ perte de sensations musculaires

👉 ce sont souvent des signaux qu’il faut réajuster le volume… ou autre chose.


L’idée clé à retenir

Plus tu progresses en musculation, plus :

  • le nombre de séries effectives peut devenir important
  • mais ce n’est jamais la clé absolue

La progression repose sur un ensemble de facteurs :

  • volume
  • charge
  • répétitions
  • technique
  • intensité
  • récupération

👉 Le bon volume, c’est celui qui te permet de progresser tout en récupérant correctement.

Maîtrise d’abord la qualité de chaque série effectuée,
puis ajuste la quantité.

Et la progression suivra 💪